IoT : Transparence, Ouverture et Sécurité ?!

Les IoT … kezako ?

La notion d’IoT (Internet of Thing – Internet des objets) a explosé ces 2 dernières années. Le grand public découvre de plus en plus d’objets de ce type : des capteurs pour suivre la qualité de votre sommeil, des capteurs pour suivre votre rythme cardiaque, des sondes de t° et d’hygrométrie pour gérer et suivre le confort de votre maison, des capteurs analysant la qualité de votre conduite automobile afin d’optimiser le coût de votre assurance auto, …
Tous ces objets disposent d’une connectivité à notre réseau préféré qu’est Internet. Une connectivité qui permet de faire converger les données recueillies vers des plates-formes spécifiques afin de les stocker / traiter pour que l’utilisateur final puisse les consulter ou tout du moins consulter l’interprétation qui sera fait de ces données.
Voilà de quoi clarifier la notion d’Internet des Objets.

Bien sur, ces données sont sécurisées et accessibles uniquement à l’utilisateur final … au moins d’un point de vue nominatif.

bob-iot
Bob est un utilisateur d’objets connectés pour le suivi de sa santé (sport),
pour le suivi de l’utilisation de sa voiture et pour le confort de sa maison.

Le concept qui se cache derrière les IoT n’est pas spécialement nouveau. Seulement, le boom du Big Data et l’arrivée de composants électroniques de plus en plus performants et de plus en plus miniaturisés ont permit une véritable explosion du phénomène. A l’heure d’aujourd’hui, les offres IoT ciblent des centaines de milliers voire des millions d’utilisateurs et bien plus d’objets connectés !

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Google Cartographer

Cartographer est une initiative Open Source présentée récemment par Google. Il s’agit d’une librairie (un ensemble de fonctions logicielles) permettant de mettre en œuvre des systèmes de localisation et de cartographie 2D et 3D en temps réel : SLAM (Simultaneous Localizatino and Mapping).

Les algorithmes utilisés ici permettent de combiner les données issues de plusieurs capteurs tels que les LIDARs, les centrales inertielles (IMU) ou les cameras. Toute ces informations sont utilisées pour le positionnement et pour la construction temps réel de la cartographie. Ce genre d’outils est un composant essentiel pour les équipements autonomes : voiture sans conducteurs, véhicules de chargement/déchargement dans les hangars/ports, … et éventuellement (quand les outils et les technologies seront plus abordables) pour rendre les robots ménagés plus efficaces 🙂
L’objectif de Google ? Démocratiser l’usage de ce genre de technologie.

Pour avoir un aperçu de l’efficacité d’un tel outil voici une petite vidéo :

Toute les informations sont disponibles ici : https://opensource.googleblog.com/2016/10/introducing-cartographer.html

Cas d’usage : Arduino et chauffage

Voici un cas concret d’utilisation d’une carte Arduino.

Le contexte est le suivant : la copropriété dans laquelle j’habite envisage de mettre en place la répartition des frais de chauffage. Excellente initiative pour faire en sorte que chacun se responsabilise vis à vis de sa consommation. Mais voilà … quelle est la situation de mon logement ? L’utilisation de mes radiateurs est-elle correcte ? Est-il possible d’avoir une estimation de l’activité de mon chauffage et donc de ce que ça me coûtera à termes ? Enfin, y a t’il un intérêt à changer mes têtes thermostatiques manuelles par des têtes thermostatiques programmées voire pilotées ?

Beaucoup de questions … pour un chauffagiste … mais quelles informations peut-on collecter pour avoir une première idée ?

Et bien, avec très peu de chose, une carte Arduino et un peu de matériel il sera possible de récolter pas mal d’informations. Pour se faire, on s’intéressera à l’équipement suivant :

  • 1x carte Arduino MKR1000 (ou équivalent)
  • 2x sondes de température DS18B20

Pourquoi la MKR1000 ? Tout simplement parce que cette carte embarque un microcontrôleur (µC) et une puce Wifi. Cela permettra – si on le souhaite – de centraliser les données sur un serveur (en local ou sur le net). Si vous n’avez pas de MKR1000 ou si vous souhaitez que vos données restent localisées chez vous, il suffira d’opter pour une solution de stockage sur carte SD (via un shield Arduino par exemple ou une carte compatible) ou de laisser votre carte connecté au port série pour collecter les données.

Pourquoi 2 sondes de T° ? Tout simplement pour capturer la T° ambiante et la T° de surface du radiateur que l’on souhaite analyser. En effet, les compteurs de thermies se servent de ces 2 mesures pour établir leurs calculs (on le verra dans la partie suivante).

Note : de mon coté, j’ai déjà une installation domotique qui relève les T° et l’hygrométrie de l’ensemble de l’appartement. D’où les courbes supplémentaires (hygro ambiante et température extérieure) sur les graphiques de cet article.

Comment fonctionne les compteurs de thermies ?

Trouver des informations précises sur le fonctionnement de ces compteurs n’est pas facile mais avec un peu de patience on trouve toujours ce que l’on cherche … La copropriété envisage de s’orienter sur une solution ISTA (leader du marché) avec des compteurs de thermies de type Doprimo III.

De façon rapide, on peut dire que les compteurs de thermies se déclenchent dès que la t° de surface du radiateur atteint les 23°C et que l’incrément des thermies consommées se fait dès que le delta entre la t° ambiante et la t° de surface est > à 4,5°C.

Ces informations sont issues du document officiel (consultable ici) du compteur Doprimo III de la société ISTA.

 

Et maintenant ?

Et bien maintenant, on va faire notre propre « compteur de thermies ». Pour rester simple, on se contentera de relever les t° et la partie calcul / analyse sera externalisée. Le but n’é
Le circuit est des plus simple : on connecte les 2 sondes de T° sur un bus 1-Wire et on fait en sorte de lire la T° ambiante et la T° de surface du radiateur tout les minutes.
On exploite ensuite ces 2 données via les infos précédentes.

Le montage est le suivant :

Note : Pour l’instant, Fritzing ne dispose pas de la carte MKR1000 … j’ai donc mit une Arduino Nano à la place mais le principe est le même pour ce qui est de la connectique. Bien sur la Nano ne dispose pas de connectivité Wifi.

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Un virus pour détruire une espèce … la Carpe

Dans la série « Apprentis sorciers »

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« L’arme génétique », à savoir le fait de cibler une espèce – voire les individus d’une espèce répondant a un caractère génétique particulier – fait encore parler d’elle. Non pas dans un nouveau film ou roman de science-fiction mais bel et bien dans la vraie vie, sur notre belle planète bleue (ou ce qu’il en reste).

L’Australie, a en effet décidé d’entrer en guerre contre un des fléaux qui la frappe : la Carpe Commune. Ce poisson herbivore, peut sembler placide, voire plaisant à observer mais il cause des dégâts énormes dans les cours d’eau du fait d’une surpopulation devenue incontrôlable. Introduite dans le pays au XIXe siècle, l’espèce a malheureusement réussie à se faire la belle et à quitter les zones de confinements dans lesquelles se faisait son élevage. Le problème n’est pas le fait qu’il n’y ait pas de prédateurs naturels pour la Carpe … mais surtout dans le fait qu’elle s’adapte à de nombreux environnements et que, pour se nourrir, ces charmants poissons fouillent le lit des cours d’eau et déracinent les plantes aquatiques détruisant ainsi les écosystèmes des espèces locales.

Pour endiguer le problème, le gouvernement Australien envisage rien de moins que d’utiliser un virus de l’herpès – Cyprinid Herpesvirus 3 (CyHV-3) ou encore Koi Herpesvirus (KHV). Ce virus s’attaquerait aux reins, au foie et aux branchies de la carpe et peut décimer une population de carpe en quelques semaines.
Apparus en Israel en 1998, ce virus s’est répandu rapidement dans le monde entier sauf en Australie et en Nouvelle Zélande causant de lourdes pertes dans les populations de Carpes Communes et de Carpes Koï.

Les recherches du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) semblent montrer qu’aucune autre espèce (locale ou introduite) ne sont affectées … reste à voir ce que cela donnera. Un test grandeur nature est prévu en 2018 dans la bassin hydrographique de Murray-Darling (au sud est de l’Australie).

Seules inquiétudes, d’après les recherches, les individus immunisés à ce virus pourraient devenir porteur de ce dernier …

Ce n’est pas la première fois que l’Homme utilise un virus pour faire le travail de Mère Nature … il suffit de dire les mots lapins et myxomatose pour en retrouver un autre exemple. Et, plus récemment, c’est contre les moustiques que l’Homme présentait un plan de lute … non plus en jouant avec des virus mais directement avec les gènes de cette espèce.

 

Innovant ? Époustouflant ? Inquiétant ? Effrayant ? Personnellement, j’ai mon point de vue …

Source(s) :

Arduino … kezako ?

L’Arduino c’est quoi ?

La carte Arduino est l’une des petites révolutions de ces dernières années. Contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, il ne s’agit pas d’une révolution dans le sens technologique mais plutôt au sens idéologique. En effet, cette carte n’est pas issue d’une invention récente (les microcontrôleurs existent depuis des lustres) mais elle transforme complètement la façon d’apprendre et de comprendre l’électronique et la programmation.

Mieux qu’un long discours, je vous laisse jeter un œil à cette courte vidéo extraite d’un reportage de Future Mag dédié à l’Arduino :

La carte Arduino est donc une carte électronique :

  • qui est programmable à volonté ;
  • qui dispose d’un microcontrôleur (µC) : le cerveau qui exécutera le programme ;
  • qui dispose de plusieurs ports d’entrées / sorties pour interagir avec son environnement (via des capteurs, des actionneurs, …) ;

Cette carte existe sous de multiples formes grâce au fait qu’il s’agisse d’un projet OpenSource. En effet, toutes les informations pour créer cette carte sont librement accessibles si bien que n’importe qui peut réaliser sa propre carte Arduino.

Mais, la réelle force de l’Arduino réside dans le fait que cette notion ne se réduit pas à une simple carte électronique. Pour l’accompagner, on trouve un environnement de développement (IDE) complet mais aussi et surtout une communauté planétaire permettant d’avoir une mine d’informations !

Un environnement de développement (IDE) est une suite d’outils permettant de développer des programmes et de les installer sur la fameuse carte. Un IDE complet sera cet ensemble d’outils accompagné de toute la documentation, tous les exemples et toutes les librairies (codes pouvant être réutilisés) nécessaires.

C’est cette communauté et cet aspect Open Source qui font la richesse du monde Arduino et qui font que cette carte devient de plus en plus incontournable.

 

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